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Notre Parti : Fraternité Française (mais aussi européenne)

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Notre Parti : Fraternité Française (mais aussi européenne)

Message par Invité le Mer 2 Sep - 18:29

Pour que vive la France
Les propositions : la France à nouveau
Chapitre 8 : FRATERNITE FRANCAISE
 
Liberté, égalité, fraternité. Dans sa devise, la République française a mis à l'honneur cette valeur aujourd'hui trop méconnue de fraternité. Car, qu'est-ce qu'un peuple sinon une communauté d'hommes et de femmes rassemblés par une même origine et soudés par un destin commun qui, à l'instar de la famille, établit des liens de parenté entre ses membres? Aussi, la nation, dans la mesure où elle demeure une réalité charnelle et vivante, se doit-elle de donner à la fraternité une existence concrète et tangible. Il y va de la cohésion du peuple et de sa pérennité.
La politique sociale apparaît ainsi comme un impératif à la fois moral et national indispensable à la survie, à l'équilibre et à l'harmonie de notre pays, et qui ne peut se concrétiser réellement qu'au travers de la fraternité entre Français.
 
Non à la régression sociale
 
Aujourd'hui, cette œuvre sociale de fraternité nationale est à reconstruire, car la France connaît sur ce plan une régression sans précédent. Après trente ans de socialisme et de mondialisme, la pauvreté s'est développée, la marginalité a gagné, le chômage a augmenté et les injustices se sont aggravées. Certes, les statistiques nous enseignent que la richesse moyenne de la population n'a pas diminué, mais les Français dans le dénuement ou en grande difficulté économique sont devenus beaucoup plus nombreux.

Alors que sept millions de nos compatriotes vivent avec un revenu mensuel inférieur à 775 € par mois, 6,3 p. cent de la population vit en dessous du seuil de pauvreté c'est à dire avec moins de 645 € par mois pour une personne seule. Quant aux marginaux, ceux que l'établissement désigne du nom d'exclus, ils se sont multipliés au cours de la dernière décennie. Un million deux cent cinquante mille personnes vivent du RMI et la couverture médicale universelle concerne 5,5 millions de personnes. Les sans-abri seraient plus de 85 000 et les mal logés représenteraient, selon certaines estimations, 3,2 millions.
 
Non au chômage endémique
 
Cette terrible régression sociale a été amplifiée par le développement massif du chômage, lequel atteint toujours, malgré l'embellie actuelle, des chiffres officiels situés entre deux et trois millions de personnes. Or, ces estimations déjà considérables sont en réalité délibérément sous-évaluées, car le nombre réel de personnes effectivement victimes de ce drame s'élève sans doute à un niveau compris entre quatre et six millions.
Aux chômeurs officiellement recensés, il convient en effet d'ajouter les personnes inscrites à l'ANPE mais non comptabilisées comme telles, celles qui sont occupées à temps partiel mais recherchent un emploi à plein temps, celles qui sont contraintes à l'inactivité par des préretraites ou des stages rémunérés et celles qui vivent dans la marginalité. Et, comme le chômage ne concerne pas seulement celui qui en est directement frappé, mais aussi ses proches, ce sont sans doute près de dix millions de personnes qui se trouvent aujourd'hui encore victimes de ce fléau.
Circonstance aggravante, la misère s'est accrue alors même que l'individualisme s'affirmait avec cynisme dans les relations sociales et que les signes de l'argent facile envahissaient avec arrogance les écrans des médias. Dès lors, le sentiment d'injustice s'est imposé avec une force nouvelle dans l'esprit de beaucoup de nos compatriotes.
 
Non à la préférence étrangère
 
Malgré la redistribution bureaucratique et autoritaire des revenus qu'elle a mise en œuvre, la politique sociale pratiquée par les gouvernements successifs, pourtant présentée comme la panacée, a totalement échoué. Loin de renforcer la solidarité entre les Français, elle a exacerbé l'individualisme et donné naissance à l'égoïsme social. Et ce ne sont pas les opérations de propagande médiatique comme les charity-shows de la télévision qui ont pu atténuer le sentiment d'abandon qu'éprouvent nos compatriotes en difficulté. Nous sommes entrés dans une société du chacun pour soi au sein de laquelle les pauvres sont totalement délaissés. Une société dans laquelle le peuple se métamorphose en une foule d'individualités isolées, en une "foule solitaire" pour reprendre l'expression du sociologue David Riesman.
Cette funeste évolution se trouve encore aggravée par l'attitude du pouvoir qui a délaissé notre peuple et se comporte comme s'il lui préférait les étrangers, créant ainsi chez beaucoup de nos compatriotes le sentiment amer d'être abandonné par ceux qui ont pourtant la charge de les soutenir et d'être de ce fait l'objet d'une discrimination d'autant plus insupportable qu'elle est illégitime. Aussi le Mouvement national républicain considère-t-il comme prioritaire de briser ces évolutions funestes et d'engager une politique sociale capable de corriger les injustices et de rétablir la fraternité entre les Français.
 
Le social sans le socialisme
 
À cet égard, la politique que nous préconisons se situe aux antipodes des pratiques socialistes. Pour la gauche, en effet, il s'agit d'intensifier les mécanismes de redistribution des revenus et de multiplier les allocations de toutes sortes. Ce procédé, qui a d'ailleurs échoué, se révèle totalement archaïque. Outre qu'il pénalise le système de production, il transforme les Français en assistés sans pour autant secourir la vraie pauvreté. Il se traduit par l'assistanat qui entraîne la fuite devant les responsabilités, le goût du moindre effort, l'acceptation puis la recherche de la dépendance. En échange d'un confort minimum, on renonce à sa liberté, à l'affirmation de sa personnalité, à l'ascension par le travail.
La politique sociale telle que nous la concevons exige au contraire la reconnaissance du mérite, chacun obtenant une situation conforme à son talent, à ses efforts et à ses responsabilités. Elle doit donc rompre avec l'égalitarisme et l'étatisme socialiste, c'est-à-dire ne rien engager qui soit susceptible d'alourdir le poids de l'État, d'augmenter les ponctions fiscales ou d'accroître la réglementation, et ne rien entreprendre qui se traduise par une redistribution autoritaire des revenus ou place les individus en situation d'assujettis et de quémandeurs.
En clair, le MNR veut tourner le dos aux idées fausses de la gauche et réussir pour la première fois depuis plus d'un siècle à faire du social sans faire du socialisme. Pour cela, nous refusons de multiplier les allocations de toutes sortes, car notre objectif est au contraire de permettre à chaque Français de vivre dignement des fruits de son travail présent ou passé. Pour nous, le progrès ne réside pas dans le développement de prestations sociales d'assistance, il consiste à les rendre inutiles.
À cette fin, la première priorité du MNR consiste naturellement à mener une politique efficace de retour progressif au plein emploi.
 
Miser sur le travail
 
Car le chômage est aujourd'hui l'un des phénomènes les plus destructeurs de notre société. Ses effets sont évidemment économiques et sociaux, mais touchent également au plus profond des équilibres psychologiques entre l'homme et la nation à laquelle il appartient. En cette époque matérialiste où les valeurs économiques l'emportent sur les autres, la reconnaissance sociale provient essentiellement de l'activité professionnelle, aussi le travail permet-il aux individus de se sentir utiles et d'être reconnus par les autres. "Nous avons connu des ouvriers qui avaient envie de travailler, chantait Charles Péguy. Il y avait un honneur incroyable au travail. Il ne fallait pas qu'il fût bien fait pour le salaire ou pour le patron. Il fallait qu'il fût bien fait en lui-même."
D'où la dimension tragique du chômage : celui qui perd son emploi se voit privé des revenus dont il a besoin pour vivre, mais il se sent aussi comme dépossédé de sa fonction au service de la communauté et donc d'une partie de lui-même. Dès lors, ce phénomène funeste provoque une fracture sociale et culturelle en brisant l'harmonie des rapports entre les personnes et la société. Il plonge ceux qu'il frappe dans la souffrance, une souffrance d'autant plus difficile à supporter qu'elle reste souvent secrète, comme inavouable.
Aussi voulons-nous juguler ce terrible fléau social et, pour ce faire, nous ne proposons pas une politique en trompe-l'œil comme la pratique le régime actuel qui subventionne les emplois et partage le travail. La politique que nous voulons mettre en œuvre est globale. Elle s'identifie à la politique de redressement national que nous prônons dans le domaine de l'économie, de la famille, de l'immigration, de l'enseignement ou de la politique étrangère et dont la plupart des mesures auront un effet direct dans la lutte pour le plein emploi.
 
Protéger l'emploi des Français
 
Si en effet le chômage a pu atteindre des niveaux records alors que l'économie française a toujours créé des postes supplémentaires, c'est en raison de la destruction des emplois existants lors des faillites et des délocalisations provoquées par la concurrence sauvage. La politique de patriotisme économique que nous entendons mener pour combattre le libre-échangisme mondial et lui substituer le mécanisme de l'échange régulé freinera ce processus de disparition ou d'exportation des postes de travail et provoquera donc des effets bénéfiques sur l'emploi des Français.
En second lieu, rappelons que le chômage résulte non seulement d'une insuffisance d'offres d'emploi mais aussi d'un excès de demandes sur le marché du travail, lequel est aujourd'hui artificiellement gonflé par la présence massive des immigrés sur notre sol. La politique que nous préconisons dans ce domaine entraînera une diminution du nombre d'immigrés présents sur notre sol. Elle sera donc de nature à réduire la demande d'emploi et par conséquent à faire baisser significativement le taux de chômage.
Par ailleurs, le principe de préférence nationale et européenne voulu par le MNR assurera aux Français une priorité à l'embauche. Une priorité qui sera mise en oeuvre selon une procédure inspirée de la législation suisse. Tout employeur souhaitant recruter un salarié étranger devra solliciter une autorisation expresse de l'administration et apporter la preuve qu'il ne lui est pas possible de recruter un chômeur français. Par ailleurs, une taxe de préférence sera perçue sur la masse salariale des employés étrangers.
L'instauration de la préférence nationale, jointe au retour dans leur pays d'origine des étrangers sans emploi, nous permettra donc de réduire considérablement le nombre de nos compatriotes sans travail.
 
Réduire le chômage français
 
Cette diminution du nombre des chômeurs sera par ailleurs amplifiée par la création du revenu parental prévu par la politique familiale du Mouvement national républicain. En effet, les parents qui décideront de bénéficier de cette allocation seront amenés à quitter leur emploi, libérant ainsi des postes susceptibles d'être occupés par des Français sans emploi.
La réduction du nombre des chômeurs sera encore facilitée par la politique que nous proposons pour réhabiliter le travail manuel et recourir systématiquement à l'apprentissage. Cette mesure assurera en effet une meilleure adéquation entre l'offre et la demande de travail et permettra progressivement aux entreprises de retrouver les salariés qualifiés qui leur font actuellement défaut. Il en résultera une diminution non négligeable du chômage des jeunes Français.
Dans le même esprit, le MNR veut pousser au travail les chômeurs indélicats qui, par paresse ou par volonté de tricher, rechignent à accepter les emplois qui leur sont proposés. Pour ce faire, nous voulons instaurer une réglementation plus sévère, comme il en existe en Allemagne, prévoyant que les demandeurs d'emploi qui refusent plus de trois fois de suite un poste correspondant à leur profil se voient suspendre le paiement de leurs indemnités.
Enfin, le principal atout permettant de réduire le nombre de chômeurs viendra de la création d'emplois nouveaux suscités par la politique économique du MNR. La baisse des charges et des impôts, qui résultera du plan de compression des dépenses publiques, redonnera aux entreprises françaises une forte compétitivité. Et la priorité donnée au développement des PME, de l'artisanat et du commerce, grands pourvoyeurs d'emplois, accélérera la création de nouveaux postes.
 
Relever les bas salaires
 
Ainsi le retour progressif au plein emploi permettra-t-il à chacun de nos compatriotes en difficulté de retrouver, en même temps que sa dignité, un revenu pour vivre et s'émanciper de la condition d'assisté dans laquelle les partis du système essayent de l'enfermer. Encore faut-il que la rémunération de son travail soit suffisamment élevée pour qu'il puisse en vivre décemment. C'est pourquoi le MNR se fixe comme objectif le relèvement des bas salaires, objectif que nous atteindrons notamment par la régulation des échanges commerciaux, l'inversion des flux migratoires et par le maintien et la revalorisation progressive du SMIC.
Cette politique répond de surcroît à la nécessité de lutter contre les injustices en instaurant une hiérarchie des revenus plus équitable. Pour cela, nous voulons mettre un terme au scandale que représentent le parasitisme et le trafic de l'argent mal acquis.
 
Assurer la justice sociale
 
Dans cet esprit, le MNR entend réprimer impitoyablement la corruption ainsi que les délits économiques pour rendre toute sa valeur au travail honnête. Il faut que les trafics illégaux deviennent de plus en plus dangereux et les activités légales de plus en plus profitables. De même, nous voulons favoriser financièrement les activités productives et, inversement, pénaliser les agissements parasitaires pour donner la meilleure place à ceux qui travaillent et qui produisent, et faire la chasse à l'argent facile et aux fortunes frauduleuses.
Quant à la hiérarchie des revenus, le MNR entend qu'elle s'établisse selon d'autres critères que le principe égalitariste ou la loi de la jungle. Comme l'a dit Gustave Thibon, "la fraternité n'a pas ici-bas de pire ennemi que l'égalité". L'échelle des rémunérations doit donc refléter le mérite, le travail et l'utilité de chacun et privilégier ceux qui ont fait le sacrifice d'une longue formation, assurent des fonctions bénéfiques pour notre pays ou exercent des responsabilités mettant en jeu la vie humaine, celle d'autrui ou la leur. Tel est le cas par exemple des enseignants, des militaires, des infirmières, des policiers, des pompiers ou des agriculteurs, mais aussi de beaucoup de travailleurs manuels qui ne perçoivent pas actuellement la rémunération à laquelle ils auraient légitimement droit. Nous voulons donc réajuster la hiérarchie des revenus afin que chaque Français retrouve, à travers un juste salaire, la place qui lui revient dans la société.
 
La préférence nationale
 
Cette juste et nécessaire harmonie sociale se verra renforcée par la fraternité qui doit prévaloir au sein de la communauté nationale. C'est pourquoi nous sommes partisans de développer une politique communautaire faisant de la nation un lieu de fraternité authentique. Encore faut-il, comme le préconise le MNR, que celle-ci soit inscrite dans la loi, sous la forme de la préférence nationale, une préférence à étendre aux Européens dans le cadre de l'Union européenne.
Il s'agit là d'une exigence morale de fraternité, comparable à celle qui s'impose aux membres d'une même famille. Que dirait-on en effet d'un homme qui viendrait en aide à un inconnu mais délaisserait son fils pourtant dans le besoin? Chacun jugerait sévèrement ce père indigne qui aurait ainsi trahi ses obligations envers les siens. Aussi les gouvernants qui, en période de chômage généralisé, ne réservent pas en priorité les emplois disponibles aux membres du peuple dont ils ont la charge sont-ils aussi condamnables que le père qui abandonne son fils. "Une démocratie doit être une fraternité. Sinon, c'est une imposture" affirmait Saint-Exupéry.
 
Priorité aux Français
 
Pour nous, la politique de priorité aux Français et aux Européens doit donc se traduire non seulement en matière d'emploi mais aussi dans les autres domaines de l'activité économique et sociale. Ainsi, nous voulons que cette préférence se manifeste aussi dans l'attribution des logements sociaux, les appartements HLM devant être affectés en priorité aux demandeurs français et européens. Quant aux prestations familiales, et en particulier les allocations familiales, elles seront exclusivement réservées aux Français et aux ressortissants de l'Union européenne. Exclusivité d'ailleurs parfaitement logique puisque le MNR veut encourager la natalité nationale et européenne et non celle des étrangers. De même, les prestations d'assistance, qu'il s'agisse des aides au logement, des aides sociales ou de la prise en charge des dépenses de santé, seront accordées en priorité aux Français et aux Européens et seulement de façon exceptionnelle et transitoire aux immigrés. De son côté, la prestation qui remplacera le RMI sera exclusivement réservée à nos compatriotes.
 
L'action humanitaire intérieure
 
Pour les plus démunis de nos compatriotes, ceux qui connaissent de graves difficultés, la fraternité nationale doit cependant aller au-delà de la seule priorité pour les Français. Aussi le MNR entend-il orchestrer à leur intention un grand élan de solidarité et créer à cet effet un vaste service de fraternité française capable de venir en aide à nos compatriotes en difficulté. Cet organisme aura pour mission de nouer des relations quasi quotidiennes avec les plus défavorisés et de leur assurer le soutien moral, matériel et financier dont ils ont besoin. Le Service de fraternité française sera organisé à l'image de la Croix-Rouge, œuvrant en faveur des malheureux comme celle-ci intervient auprès des blessés. Il sera animé par des volontaires professionnels ou bénévoles soigneusement sélectionnés et formés pour exercer leur mission, conformément à un code éthique rigoureux.
Nous voulons ainsi créer un véritable corps de spécialistes de l'action humanitaire intérieure, capables d'intervenir au sein de la société, comme une sorte de chevalerie aux règles exigeantes et bienfaisantes, pour aider nos compatriotes en difficulté, qu'ils soient chômeurs sans ressources, handicapés, sans domicile fixe, alcooliques, toxicomanes ou âgés et isolés. Issu du peuple et en contact avec lui, ce service de fraternité française pourra, par son exemple et son prestige, mobiliser autour de lui nombre de bonnes volontés et, par le jeu d'une entraide rapprochée, donner naissance à une vraie solidarité nationale, aussi éloignée de la charité médiatique que de la bureaucratie socialisante. Doté de gros moyens et d'effectifs importants, il pourra devenir une arme redoutable contre la pauvreté, le malheur et la marginalité. Encore faut-il qu'il dispose des instruments nouveaux nécessaires pour mener sa mission avec efficacité.
 
L'allocation de fraternité nationale
 
À cet égard, le MNR entend créer une allocation de fraternité nationale pour remplacer l'actuel RMI dont la formule, par trop laxiste, conduit aujourd'hui à encourager l'immigration et à favoriser la passivité et le parasitisme. Réservée aux Français sans ressources, cette nouvelle allocation, dont le montant pourra être réévalué, sera assortie, pour tous ceux qui sont en âge et en condition physique de travailler, d'une obligation d'activité à temps partiel, activité qui sera proposée par les collectivités locales dans le cadre d'emplois d'intérêt général. Outre les subsides qu'elle dispensera à nos compatriotes les plus pauvres et les plus isolés, une telle prestation aura l'avantage de les amener à se réinsérer dans la société et dans le monde du travail en leur redonnant, ne serait-ce qu'à leurs propres yeux, une utilité et une fonction sociale.
 
Protéger les plus faibles
 
Dans le même esprit, nous voulons aider ceux de nos compatriotes qui, affaiblis ou handicapés, souffrent de difficultés particulières. Ainsi, les SDF, presque toujours français, souvent jeunes, vivent un cauchemar dont ils ne voient souvent pas l'issue. Ayant été entraînés dans une spirale infernale, ils n'ont plus aucun moyen de s'en sortir seuls. Aussi voulons-nous les arracher à leur triste sort et leur rendre une juste place au sein de notre société. Pour les extraire de leur pénible condition, nous leur proposerons un cursus de réinsertion passant par un centre d'adaptation, l'appui d'une famille de soutien puis l'affectation d'un logement et, enfin, la proposition d'un emploi. L'ensemble de ce cursus sera suivi par un tuteur du service de fraternité française qui supervisera le processus de réinsertion pour s'effacer ensuite.
De la même manière, nous considérons qu'un effort tout particulier doit être consenti par la collectivité nationale au bénéfice des infirmes et des handicapés. Ceux-ci sont encore trop souvent rejetés par la société. Nous voulons donc intensifier l'ensemble des actions déjà engagées à leur profit, lesquelles pourront connaître un nouvel essor sous l'impulsion du service de fraternité française.
Enfin, le MNR entend apporter une aide attentionnée et affectueuse à ceux de nos compatriotes qui approchent de leur fin de vie. Beaucoup connaissent en effet les affres de la maladie, de l'impotence et de la solitude. Nous voulons donc développer à leur profit une politique de la vieillesse adaptée à leurs besoins en leur assurant une réelle liberté de choix entre le maintien à domicile et l'hébergement dans une institution spécialisée. Dans les deux cas, tout sera fait pour former les personnels d'encadrement, assurer les services indispensables et apporter le soutien psychologique et humain nécessaire.
Pour soulager toutes ces souffrances, le service de fraternité française aura un rôle essentiel à jouer. Mais nous entendons également donner toute sa place à la charité privée, car l'État ne doit pas avoir le monopole du cœur. Le MNR propose donc d'encourager la générosité des Français et pour ce faire de mettre en place un régime de fondations et de dégrèvements fiscaux qui permettront de dynamiser les initiatives privées de fraternité nationale.
 
Privilégier la famille
 
Cette politique d'aide aux plus faibles sera naturellement renforcée par l'ensemble des mesures d'envergure que nous prendrons par ailleurs pour les familles françaises. Celles-ci constituant le premier cercle de protection des personnes jouent en effet un rôle social essentiel depuis l'origine des temps. Les parents âgés qui ne pouvaient plus gagner leur vie, ou les enfants infirmes incapables de vivre de façon autonome, étaient pris en charge par leur famille et, en cas de maladie ou d'accident, celle-ci faisait jouer la solidarité entre ses membres. Aujourd'hui, ces traditions d'entraide familiale n'ont heureusement pas disparu, mais nous voulons les encourager grâce à la politique familiale du MNR, laquelle s'appuie notamment sur le développement des patrimoines.
 
La propriété populaire
 
Le Mouvement national républicain est en effet partisan de développer la propriété pour tous. La possession d'un bien constitue en effet un facteur de stabilité sociale et d'équilibre psychologique. Celui qui possède un patrimoine, même modeste, n'est plus déraciné, il dispose d'attaches matérielles qui lui donnent des repères. En outre, la propriété lui apporte une marge d'autonomie qui le rend moins dépendant du monde extérieur et une sécurité qui le met à l'abri des aléas de l'existence. Aussi voulons-nous permettre aux Français les plus modestes d'acquérir un patrimoine qu'ils puissent transmettre à leurs enfants.
Cette politique concerne en priorité le logement, qui, le premier, assure aux personnes une sécurité et une protection incontestable. Posséder son appartement ou sa maison, c'est en effet avoir la certitude de conserver un toit quoi qu'il arrive et de ne pas tomber dans la détresse de ceux qui n'ont plus de domicile fixe. Le MNR entend donc proposer aux locataires français de HLM de devenir propriétaires de leur logement grâce à un prêt de l'État dont les mensualités de remboursement seront à peine supérieures au loyer qu'ils payent actuellement.
 
Un patrimoine pour tous
 
S'agissant des logements non sociaux, nous voulons engager parallèlement un effort considérable au profit des familles françaises en instaurant le prêt familial au logement. Un projet ambitieux qui offrira à toutes les familles la possibilité effective de faire l'acquisition d'un appartement ou d'une maison et contribuera donc largement au développement des patrimoines dans notre pays. Celui-ci sera encore facilité par un encouragement à l'épargne populaire et par une politique visant à multiplier le nombre des petits actionnaires.
Enfin, cette politique de patrimoine populaire sera renforcée par la suppression de l'impôt sur les successions en ligne directe. Dès lors, la possibilité ouverte par le MNR d'acquérir un bien et de le transmettre intact à ses descendants permettra, en multipliant les patrimoines petits ou grands, de consolider le tissu social et d'assurer à nos compatriotes un surcroît de sécurité.
 
Sauver les assurances sociales
 
Aussi, par la juste rémunération que leur procurera un emploi et par les effets bienfaisants de leur appartenance à la communauté nationale, nos compatriotes pourront-ils retrouver les moyens de vivre de façon autonome et digne et donc de s'émanciper des prestations d'assistance accumulées par le socialisme. Il leur faut cependant pouvoir bénéficier par ailleurs d'une protection sociale qui, grâce au mécanisme sain des assurances, les mette à l'abri des aléas de la vie et des conséquences funestes de la maladie et de la vieillesse. Tel est l'objet de la politique que le MNR entend mener pour rétablir sur des bases saines et durables la nécessaire sécurité sociale.
En déficit permanent, le système actuel risque en effet de s'effondrer. Âge moyen de la population, nombre des actifs et poids du chômage réduisent la masse des cotisants, pendant que le développement de la consommation de soins, la montée du nombre de retraités, l'augmentation de l'immigration et la multiplication des gaspillages élèvent de plus en plus le coût global des versements à effectuer.
Depuis près de trente ans, malgré d'innombrables plans de sauvetage, la situation n'a cessé de se dégrader à mesure qu'augmentait la part de la protection sociale dans le PIB, part qui est passée de 23 p. cent au début des années quatre-vingt à plus de 29 p. cent aujourd'hui.
Or, pour couvrir ces dépenses, la population active diminuait régulièrement durant la même période. Et la situation sera encore pire dans l'avenir puisque le nombre des plus de soixante ans va passer de onze millions en 1995 à vingt et un millions en l'an 2050, alors que, dans le même temps et au rythme actuel, les moins de vingt ans verront leur nombre régresser de quinze à neuf millions.
 
Pour la protection sociale des Français
 
Face à une telle impasse, les gouvernements successifs ont multiplié les mesures dilatoires, les réformettes et les bricolages budgétaires qui n'ont rien résolu au fond, mais qui ont sapé les principes de la liberté de la médecine et pénalisé les retraités. Ainsi, pour réduire le déficit de la caisse d'assurance maladie, les dirigeants du système, fidèles à leur logique collectiviste, ont mis en place des mécanismes qui s'apparentent de plus en plus à un système de rationnement et de réglementation des soins. Un système qui compromet la liberté de prescription et tend à fonctionnariser les médecins au détriment de la qualité des soins.
De même, en matière de retraite, les pensions ont été progressivement diminuées alors que les cotisations n'ont pas baissé. C'est pourquoi, pour rompre avec cette évolution néfaste et sauver la protection sociale des Français, le MNR veut engager une réforme d'envergure.
 
Alléger la sécurité sociale
 
En premier lieu, nous entendons alléger le système de sécurité sociale de tout ce qui le parasite et le handicape actuellement. À cette fin, nous voulons supprimer le déficit qui résulte de l'immigration dans les comptes sociaux. La situation est en effet aujourd'hui totalement déséquilibrée, car, pour chaque Français qui cotise, il y a 1,5 ayant droit, alors que le rapport est de un à quatre au sein de la population immigrée.
Le poids financier qui en résulte n'étant pas acceptable, nous préconisons la création d'un système réservé aux étrangers en situation régulière destiné par des cotisations appropriées à tendre vers l'équilibre de leurs comptes. Une telle réforme instaurera dans le domaine de la sécurité sociale une préférence nationale de fait, préférence au demeurant parfaitement légitime car il est normal, lorsqu'il y a pénurie de crédits, que ceux-ci soient affectés en priorité aux Français et aux Européens.
Enfin, nous voulons que la protection sociale soit délestée du poids de la gestion syndicale prétendument paritaire, laquelle a totalement échoué et ne jouit plus de la confiance de nos compatriotes. Les caisses de sécurité sociale doivent donc dorénavant être gérées par l'État qui, au nom des Français, en est le véritable responsable.
Ainsi allégée et reprise en main, la sécurité sociale devra faire l'objet d'une réorganisation en profondeur, tant au niveau de l'assurance maladie que du système de prévoyance.
 
Créer des fonds de pension à la française
 
S'agissant des retraites, nous voulons en effet rompre avec la logique du système actuel et relancer la natalité française. Seule cette action, en assurant le renouvellement des générations, peut sauver le système par répartition. Certes la natalité de la France s'est améliorée et se trouve être aujourd'hui parmi les meilleures d'Europe, il faut cependant conforter et amplifier ce phénomène qui ne portera pas ses fruits avant le premier quart du XXIe siècle.
C'est pourquoi nous proposons de compléter le système actuel par répartition, lequel doit rester le socle de la protection sociale, par un mécanisme offrant la possibilité à ceux qui le souhaitent de se constituer parallèlement une retraite par capitalisation. Ce système par lequel chacun constitue lui-même sa propre retraite présente le grand avantage collectif de ne pas dépendre de la situation démographique du pays. Encore faut-il éviter de tomber dans les travers des fonds de pension anglo-saxons qui n'offrent qu'une garantie limitée à leurs cotisants et qui jouent un rôle délétère dans le système économique. Aussi le MNR propose-t-il la mise en oeuvre de fonds de pension à la française. Ceux-ci devraient gérés par des organismes parapublics contrôlés et garantis par l'Etat. Un tel dispositif assurerait aux futurs retraités une sécurité totale et procurerait à la puissance publique des moyens d'intervention importants pour défendre et développer notre industrie.
 
Consolider la retraite par répartition
 
Le système actuel par répartition doit par ailleurs être consolidé, simplifié et rendu plus juste. Pour cela le MNR propose d'abord de réunifier tous les régimes en un système unique et égal pour tous les Français. Afin d'assurer l'universalité de la protection sociale et la solidarité entre tous nos compatriotes, nous voulons en effet soumettre les innombrables régimes différents actuellement recensés selon les catégories socio-professionnelles à des règles harmonisées prenant en compte la pénibilité du travail mais de façon actualisée et équitable pour tous. L'objectif est de constituer un régime unique, plus simple, juste et plus légitime. Pourquoi en effet les agents du secteur public bénéficieraient-ils d'avantages qui seraient refusés aux salariés du privé? Et pourquoi les agriculteurs, les commerçants, les artisans ou les membres d'une profession libérale ne pourraient-ils pas bénéficier d'une protection équivalente à celle des salariés?
 
Le choix pour les retraités
 
Le nouveau régime général sera par ailleurs organisé de façon plus transparente selon un système dans lequel les assurés se verront attribuer chaque année un nombre de points correspondant aux cotisations qu'ils ont versées. En fonction de la valeur du point, chacun connaîtra la valeur du capital fictif ainsi constitué et celle de la retraite qui peut en résulter. En additionnant ces chiffres à ceux, équivalents, du système par capitalisation, nos compatriotes pourront à tout moment connaître le montant potentiel de leur pension.
Grâce à ce dispositif, ils se verront reconnaître la liberté de prendre leur retraite à l'âge qu'ils choisiront. Ils pourront ainsi décider de cotiser plus pour partir plus tôt ou disposer d'une retraite plus confortable.
Dans ce cadre, nous proposons que la pension de reversion pour les veuves ou les veufs représente 100 p. cent de la retraite du conjoint décédé. Car pourquoi une femme qui s'est consacrée à plein temps à sa famille serait-elle pénalisée par rapport à celles qui ont travaillé et qui à ce titre bénéficient d'une retraite à part entière?
Ainsi réformé, le système de retraite verra sa pérennité assurée malgré les aléas démographiques à venir. Outre de nouvelles possibilités de choix, il assurera à tous les Français une réelle sécurité pour leur retraite .
 
La liberté au sein de l'assurance maladie
 
S'agissant de l'assurance maladie, le MNR entreprendra dans le même esprit une réforme globale qui introduira deux libertés supplémentaires.
La première offrira aux assurés sociaux une plus grande latitude dans le choix du niveau de couverture sociale qu'ils désirent. Aujourd'hui, l'assurance maladie impose un système unique et obligatoire auquel les mutuelles apportent des compléments à la demande. Nous voulons que la caisse nationale d'assurance maladie elle-même propose une protection minimum obligatoire qui couvre largement les risques les plus graves et les plus coûteux, mais également une série d'autres contrats modulés selon les besoins et les désirs des assurés.
La seconde liberté supplémentaire résultera de l'introduction du principe de la concurrence contrôlée à l'intérieur même du système de la sécurité sociale. Nous voulons que cette dernière encadre et régule non seulement l'activité de la caisse nationale d'assurance maladie, mais aussi l'intervention d'autres opérateurs - mutuelles ou compagnies d'assurance - qui, dûment sélectionnés et agréés par la puissance publique, pourront, en concurrence avec la caisse étatique, venir proposer leurs prestations aux Français.
Nous souhaitons que nos compatriotes puissent ainsi choisir non seulement leur niveau de couverture, mais aussi l'organisme qui, au sein de la sécurité sociale, sera chargé de les assurer.
 
Assainir l'assurance maladie
 
Cette liberté nouvelle accordée aux Français produira des effets très bénéfiques sur la maîtrise du système d'assurance maladie. Reprenant ainsi conscience du coût réel de la protection sociale et du fait qu'elle fonctionne comme une assurance que viennent financer leurs cotisations, nos compatriotes seront amenés spontanément à adopter une attitude plus responsable à l'égard des dépenses de santé.
Par ailleurs, la possibilité qu'ils auront de choisir leur degré de couverture au-delà des risques majeurs les conduira à décider eux-mêmes de la part de leur budget qu'ils souhaitent consacrer aux petits risques de santé. Au lieu d'être réalisés à coups de rationnements par la technostructure, les arbitrages financiers s'opéreront donc tout naturellement à travers la multiplicité des décisions individuelles des Français.
L'existence d'une concurrence contrôlée au sein de la sécurité sociale entre la caisse nationale d'assurance maladie d'Etat et des opérateurs privés créera de surcroît une saine émulation permettant de réduire les coûts de gestion et de mettre un terme aussi bien au gaspillage qu'au laxisme qui règnent aujourd'hui dans le système de santé.
Les opérateurs habilités à intégrer le dispositif devront être agréés et contrôlés par l'État qui définira l'ensemble de leurs règles de fonctionnement, notamment pour interdire de sélectionner les risques et de refuser des assurés. La puissance publique garantira en outre l'ensemble du dispositif, lequel devra rester totalement ouvert afin que chacun puisse à tout moment changer d'organisme.
Ainsi modernisée, la sécurité sociale bénéficiera à la fois de la stabilité liée à l'engagement de l'État et des performances de gestion résultant de l'intégration en son sein d'opérateurs privés. Il en résultera une réelle maîtrise du budget santé de la nation ainsi qu'une plus grande liberté de choix pour les assurés.
 
Non à la régression sanitaire
 
Une telle réforme permettra par ailleurs d'assurer le redressement de notre système de santé aujourd'hui gravement menacé dans sa qualité et sa déontologie par les initiatives socialistes ou socialisantes menées au nom de la rigueur budgétaire. Avec une dépense annuelle de 150 milliards d'euros, la médecine française se révèle en effet l'une des plus chères du monde et d'Europe, alors que notre pays est loin d'être celui où les assurés bénéficient des remboursements les plus importants, ni celui où les soins sont le mieux assurés.
Cette funeste situation résulte directement de l'attitude des gouvernements successifs qui ont pris le corps médical comme bouc émissaire. Dès lors, le cercle vicieux est devenu implacable : si ce sont les médecins qui entraînent l'accroissement des dépenses, il faut les contrôler, les rationner et les pressurer. Se met alors en place un système toujours plus bureaucratique qui engendre le gaspillage et favorise la médiocrité.
Résultat : les médecins voient leur niveau de vie baisser et se trouvent progressivement remplacés dans les hôpitaux par des confrères du tiers monde qui n'ont pas leur qualification et dont beaucoup ne parlent même pas notre langue. En ville, certains praticiens compensent la diminution des tarifs par l'augmentation du nombre d'actes à l'heure. Quant aux infirmières et aux agents hospitaliers qui ont bénéficié des 35 heures, ils n'ont pas vu les effectifs augmenter en conséquence. Confrontés à la maladie et à la mort, ils connaissent des conditions de travail difficiles sans bénéficier en contrepartie de la reconnaisance morale et financière que justifie pourtant leur dévouement. Dans ces conditions, la qualité des soins se dégrade tant dans les hôpitaux que dans les consultations privées. Et les malades perdent progressivement leur liberté de choix et le droit au secret médical. Sans compter que le système de contrôle des soins et le budget global exposent ces derniers à des décisions arbitraires qui peuvent leur être extrêmement néfastes.
Quant à la gabegie, elle ne diminue pas pour autant : les frais d'hospitalisation des malades étrangers ne résidant pas en France ne sont jamais réglés, pendant que les fraudes à l'identité se multiplient. La médecine française connaît aujourd'hui un processus de régression inquiétant.
 
Pour la médecine libérale
 
Pour redresser cette situation, le MNR entend lancer un vaste plan de rénovation du système de santé et s'appuyer pour ce faire sur les effets bénéfiques de la réforme qu'il entend mener au sein de la sécurité sociale. En confiant la maîtrise du budget santé aux assurés eux-mêmes et en faisant jouer la concurrence entre les caisses, la nouvelle sécurité sociale telle que voulue par le MNR libérera la médecine proprement dite des contingences de gestion. Il sera alors possible d'assigner à celle-ci deux objectifs essentiels à nos yeux : l'excellence et la liberté.
Le MNR veut en effet réaffirmer le caractère libéral de la médecine dans sa pratique quotidienne. Les patients doivent être totalement protégés par le secret médical et pouvoir choisir librement leurs médecins. Ceux-ci, de leur côté, doivent recouvrer une entière liberté de prescription et d'installation. Ils doivent être payés à l'acte et jouir de la capacité à fixer des honoraires leur permettant d'exercer dignement leur profession.
 
Pour la qualité du système sanitaire
 
Nous voulons par ailleurs que la qualité de la médecine redevienne un objectif prioritaire des pouvoirs publics. Or, pour faire une bonne médecine, il faut des professionnels de la santé qualifiés et motivés, aussi le MNR veut-il leur assurer les meilleures conditions de formation et d'exercice de leur profession. Ainsi, les méthodes d'enseignement doivent rester fondées sur l'excellence. À ce titre, les concours comme celui de l'internat doivent être rétablis pour assurer une sélection par le mérite et une hiérarchie fondée sur la compétence. Quant aux salaires ou aux honoraires, ils doivent procurer aux professionnels de la santé un niveau de vie correspondant à leur qualification et à leurs responsabilités.
À l'hôpital, c'est à nouveau la compétence qui doit s'imposer. Dans cet esprit, nous proposons de rétablir le mi-temps afin que les meilleurs praticiens puissent continuer d'exercer à l'hôpital sans être pénalisés financièrement. Nous voulons également que les médecins hospitaliers soient exclusivement français et dotés d'un diplôme français. Quant à l'administration des hôpitaux, elle doit être plus efficiente et soumise à l'autorité médicale. Ce qui ne doit pas empêcher l'instauration d'une nouvelle rigueur de gestion, notamment face à la fraude. À cet égard, une carte de sécurité sociale infalsifiable avec photographie sera généralisée.
Dans le même temps, le MNR préconise la mise en place d'une véritable politique de santé publique permettant une prévention efficace des maladies, en particulier pour juguler en nombre et en gravité les affections dues au cancer, au sida, à l'usage de la drogue, de l'alcool et du tabac, ainsi qu'aux méfaits de la pollution. Une attention nouvelle devra être accordée aux maladies importées, car la mondialisation provoque la réapparition d'affections qui avaient disparu et pour lesquelles un contrôle sanitaire devra être effectué à nos frontières en fonction de l'origine des arrivants.
 
Pour l'éthique médicale
 
Enfin, le MNR souhaite continuer à subordonner la médecine à une éthique rigoureuse. Aussi nous affirmons trois principes essentiels propres à préserver l'intégrité et la dignité des personnes : le respect et la non commercialisation du corps humain, le consentement libre et éclairé pour le don d'organe et la protection du patrimoine génétique de chacun. Nous rappelons en outre que, face à un malade qu'il sait condamné, le devoir du médecin est de l'accompagner vers sa fin avec humanité et dignité sans précipiter sa mort, mais en lui apportant les soins palliatifs et les apaisements physiques et moraux que nécessite son état.
 
L'harmonie sociale
 
Ainsi la médecine française pourra-t-elle retrouver sa pleine efficacité au service des Français. Avec la politique de l'emploi, celle de la fraternité, de la propriété populaire et de la sécurité sociale, elle permettra d'assurer la protection des Français. En rompant avec l'assistanat, la politique sociale voulue par le MNR redonnera sa cohésion à notre peuple et offrira à nos compatriotes les moyens de vivre, de façon autonome et digne, des fruits de leur activité. Elle ouvrira à notre pays les voies d'une nouvelle harmonie sociale.

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