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Notre Parti : L'Etat, c'est nous

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Notre Parti : L'Etat, c'est nous

Message par Invité le Mer 2 Sep - 18:27

Pour que vive la France
Les propositions : la France à nouveau
Chapitre 7 : L'ÉTAT C'EST NOUS
 
Colonne vertébrale de la nation, l'État est l'expression politique de sa souveraineté et de son identité. Il incarne le peuple français. De tout temps, il a été le creuset de son unité, le garant de l'intégrité de son territoire, l'artisan de sa grandeur. Sans État, notre peuple se décomposerait et la France se déliterait.
Car l'État c'est la justice, la sécurité, la fraternité, la paix et la puissance. C'est pourquoi nos compatriotes ont besoin de lui pour qu'il impose les lois bénéfiques de notre civilisation et qu'il assure la légitime et nécessaire protection sans laquelle ils sombreraient dans les affres de la barbarie. Aussi le MNR veut-il rétablir un État fort et protecteur, capable de jouer à nouveau son rôle bienfaisant au service de la France et des Français.
 
Pour un État protecteur et souverain
 
Cet impératif s'impose d'autant plus que l'État, actuellement en pleine déliquescence, n'assume plus les missions pourtant essentielles qui sont les siennes. L'État n'est plus l'expression concrète de la souveraineté du peuple puisque celle-ci est battue en brèche par l'établissement et ses entreprises mondialistes et totalitaires. Dès lors, l'État n'appartient plus aux Français mais devient l'instrument administratif de la destruction de la nation et de la mise en tutelle de la population.
Les structures publiques ne sont plus ressenties comme assurant un réel service, mais comme un organe parasite et pesant qui exerce un vague pouvoir de contrôle et avec lequel nos compatriotes doivent composer. Comment en serait-il autrement quand l'État n'assume plus par ailleurs sa fonction de protection?
Les Français en font quotidiennement l'amère expérience lorsqu'ils sont personnellement confrontés à la délinquance ou lorsqu'ils observent la progression du désordre dans notre pays. Plus globalement, la défection de l'État laisse au cœur de notre société un vide qui provoque, même inconsciemment, chez beaucoup de nos compatriotes un sentiment de vulnérabilité et donc d'inquiétude ou d'angoisse. Alors que la précarité économique se développe, que l'avenir collectif se révèle de plus en plus incertain et que l'insécurité devient un fléau quotidien, l'État a cessé d'apparaître comme ce môle de force et de justice capable de fixer des repères dans la durée et de protéger les personnes dans leurs biens et leur intégrité physique.
 
Pour l'autorité et la légitimité de l'État
 
Il est vrai que, dans la situation actuelle, l'État, ayant perdu une grande part de son autorité, serait bien incapable de jouer ce rôle. Sous couvert de concertation, il n'exprime plus la volonté des pouvoirs politiques de la nation mais se transforme progressivement en un simple lieu de négociation et de marchandage entre le gouvernement et les lobbies. Pire, lorsque des décisions sont prises, des lois votées, des arrêts de justice rendus, il n'est pas rare que l'État se révèle dans l'incapacité de les faire appliquer. Chacun sait maintenant que l'on peut faire plier l'État et ses lois pour peu que l'on dispose d'un pouvoir de chantage suffisant, comme c'est le cas par exemple pour les salariés des services publics. Or, "faire une loi et ne pas la faire exécuter, c'est autoriser la chose qu'on veut défendre" disait le cardinal de Richelieu.
Aussi l'État apparaît-il de plus en plus illégitime. À mesure en effet qu'il trahit sa mission, il alourdit toujours davantage le poids de ses prélèvements. Les Français se trouvent donc confrontés à une institution qui les accable de ponctions financières et qui, dans le même temps, n'assure plus les missions essentielles qui devraient être les siennes. Nos compatriotes payent de plus en plus d'impôts sans pour autant bénéficier des services liés à l'ordre, à la protection et à la sécurité qui sont la contrepartie normale de ces contributions.
 
Non à la bureaucratie étatique
 
Or, il s'agit là d'une situation d'autant plus grave que, dans le même temps, l'État en est venu à s'immiscer progressivement dans tous les secteurs de la vie nationale. Il intervient désormais massivement dans le domaine économique et social, mais aussi dans celui de la santé, de l'école, de la recherche, de l'agriculture, dans le monde associatif, celui du sport et des arts. Bref, l'État est partout et partout il est encombrant, pesant, captateur, parasite et impotent.
Partout, il revêt l'aspect d'un édredon étouffant et inutile. Car, à mesure qu'il grossissait, l'État est devenu de plus en plus indifférencié. Autrefois représenté par quelques grands corps, clairement identifiés, comme l'armée, le corps des instituteurs ou des préfets, il apparaît de plus en plus sous la figure de fonctionnaires anonymes qui se ressemblent tous et dont on ignore l'appartenance.
Dépendent-ils de l'État central, d'une entreprise publique, d'un des nombreux niveaux de collectivités locales? Mettent-ils en œuvre des lois, des règlements européens, des arrêtés municipaux? Sont-ils aux ordres de la région, de Bruxelles ou d'un établissement public? Tout est brouillé, et pour cause, puisque toutes ces instances sont interdépendantes, cofinancent et décident en commun les projets qu'elles réalisent. Dès lors, personne n'est responsable, personne n'est identifié. Reste la lourdeur de la bureaucratie qui freine les initiatives et bride les libertés.
 
Non au déclin de la chose publique
 
Lui-même en décomposition, l'État accélère la désagrégation de la société et de la nation. Sans doute est-il aussi gangrené par les tares qui dissolvent progressivement les cadres de civilisation qui structuraient notre pays. En tout cas, sa décadence reflète bien le déclin de notre monde et l'on assiste ainsi à l'instauration d'une synergie funeste qui tire la France et son État vers le chaos. Un chaos extérieurement organisé et maîtrisé qui prend les apparences de la civilisation mais qui, dans la réalité, se rapproche de la barbarie.
Aussi voulons-nous interrompre ce phénomène funeste et entreprendre la régénération de l'État. Car, pour assurer le renouveau de notre pays, il est impératif de procéder au redressement des structures publiques. Tel est le projet du Mouvement national républicain qui veut mettre en œuvre un vaste plan de modernisation de l'État.
 
Rééquilibrer la société
 
À cette fin, nous voulons d'abord recentrer l'État sur ses missions essentielles et le dégager des fonctions parasites qu'il exerce à tort. Il s'agit à cet égard de retrouver au sein de notre pays le juste équilibre des trois fonctions qui structurent traditionnellement les sociétés européennes. La fonction souveraine correspond à l'activité politique, laquelle définit les normes et les lois. Elle concerne l'identité d'un peuple ainsi que les valeurs morales et sacrées. La fonction de défense et de sécurité organise la protection de la nation et détient le monopole de la force et des armes. C'est en son sein que se développent les valeurs de courage, d'honneur et le sens du sacrifice. Enfin, la troisième fonction a trait à la production et aux échanges. Exprimant les activités quotidiennes d'un peuple, elle correspond par excellence à l'activité économique.
Aujourd'hui, dans notre pays, le juste et nécessaire équilibre entre ces trois fonctions est rompu puisque la dimension économique a éclipsé les autres sphères de la souveraineté et de la sécurité. Ce grave déséquilibre qui consacre le triomphe de la société marchande reflète parfaitement la dérive marchande de l'État.
 
Reconstruire l'État
 
Aussi, pour lui rendre son rôle légitime, voulons-nous recentrer l'État sur sa fonction souveraine et sa fonction de protection.
Plus précisément, la première mission de l'État est d'assurer la sécurité extérieure et intérieure de la nation, et donc d'assurer la défense et la police.
La seconde mission consiste à conduire les relations de la France avec les autres nations et à assurer la défense de nos intérêts dans le monde.
L'État se doit également, en raison de ses responsabilités régaliennes, de préserver l'identité de la nation, c'est-à-dire son intégrité collective.
De plus, l'État doit assurer une mission de protection des Français. De même qu'il lui faut défendre collectivement la nation contre les menaces extérieures et intérieures, il lui appartient de protéger les plus faibles de nos compatriotes, notamment face aux dérèglements économiques et sociaux dont ils peuvent être les victimes.
Enfin, il appartient à l'État d'assurer la justice et donc de définir les normes législatives et réglementaires des activités nationales.
Ainsi recentré sur ses principales missions régaliennes, l'État doit se désengager au maximum du secteur économique et du domaine de la société civile et recouvrer ainsi l'autorité et la légitimité qu'il a aujourd'hui perdues. Tels sont les grands objectifs de la politique de reconstruction de l'État préconisée par le MNR. Pour y parvenir, nous voulons d'abord réduire le poids de la structure étatique et, dans cette perspective, nous commencerons par diminuer les dépenses publiques.
 
Réduire les dépenses publiques
 
À cette fin, le Mouvement national républicain entend procéder à un gel global des budgets. Compte tenu des taux de croissance et d'inflation prévisibles, le maintien des dépenses en euros courants sur près de dix ans permettra de réaliser au terme de la période une économie de 75 milliards d'euros. Encore faut-il que cette mesure s'applique à toutes les entités publiques. S'agissant des collectivités territoriales, seul le vote d'une loi pourra les contraindre à bloquer leur budget en euros courants. La protection sociale bénéficiera pour ce qui la concerne des effets de la réforme prévue par ailleurs par le MNR. Quant à l'État, il devra donner l'exemple en s'imposant à lui-même cette discipline de fer.
Cette limitation globale des dépenses publiques ne dispensera cependant pas de procéder à des redéploiements internes de grande ampleur. Certains postes budgétaires, concernant notamment la politique familiale, le retour à la sécurité et le développement de la propriété populaire, exigeront des augmentations de crédit en valeur réelle que nous voulons donc compenser par des diminutions drastiques sur d'autres postes. Ces mesures d'économie se traduiront par la réduction, voire la suppression, de chapitres de dépenses couvrant des actions inutiles, sinon nuisibles.
 
Couper les crédits
 
Il faut donc généraliser les coupes claires dans le budget de l'État. Il n'est pas normal par exemple que ce dernier subventionne chaque année des organismes, entreprises et associations diverses pour plus de vingt milliards d'euros. Le MNR propose en conséquence de réduire ces crédits de 30 p. cent. Il préconise également de remettre en cause la moitié des vingt-cinq milliards consacrés à ce qu'il convient d'appeler les aides à l'emploi. Alors que le taux de chômage dépasse encore les 8 p. cent, le MNR estime qu'il faut cesser de prélever ces sommes pour subventionner des emplois, et qu'il faut, en revanche, réduire à due proportion les charges des entreprises pour leur permettre d'embaucher davantage. Quant aux quelque six milliards et demi d'euros engloutis chaque année dans la politique de la Ville, ils se sont révélés totalement inutiles et doivent donc être purement et simplement supprimés.
La politique de préférence nationale proposée par le MNR en matière d'immigration, qui prévoit notamment de réserver aux seuls Français la prestation qui remplacera le RMI, les aides personnalisées au logement et les aides sociales, entraînera par ailleurs des économies importantes.
Des coupes claires complémentaires pourront être opérées dans d'autres secteurs de l'administration où l'inertie bureaucratique et la pusillanimité politique laissent se poursuivre des actions dépourvues d'intérêt et pourtant menées à grands frais.
 
Moins de bureaucratie
 
Dans le même esprit, le MNR propose de repenser toute la structure des services étatiques. S'il n'est pas question d'imposer à l'administration les méthodes du secteur privé, nous voulons cependant réintroduire dans la sphère publique des préoccupations de productivité globale, car l'efficacité doit être aussi pour l'État un impératif majeur.
Les administrations feront donc l'objet d'audits. Le but n'est pas de rogner sur les coûts de fonctionnement des services - ce qui limiterait les moyens de travail des fonctionnaires et conduirait paradoxalement à un surcroît d'inefficacité -, mais de rayer de la carte administrative les services qui effectuent une tâche déjà réalisée par ailleurs ou qui accomplissent des missions inutiles ou non essentielles.
De façon plus générale, nous proposons de procéder à la suppression massive d'un nombre considérable d'organismes tant étatiques que locaux. Quant à la création de toute nouvelle entité, elle sera dorénavant soumise à une décision législative précédée d'une enquête approfondie sur son utilité réelle.
Dans le même esprit, le gouvernement devra retrouver une structure plus resserrée. Inutile de multiplier les départements ministériels et, à travers eux, les centres de décision autonomes et les administrations concurrentes. Un État recentré sur ses fonctions souveraines doit être dirigé par une équipe ministérielle peu nombreuse, soutenue par une administration moins pléthorique.
 
Moins d'agents publics
 
L'allégement des structures étatiques passe en effet par la limitation du nombre des agents publics aujourd'hui trop nombreux. En 1914, la France comptait quatre cent mille fonctionnaires d'État pour quarante et un millions d'habitants. En 2002, ils étaient deux millions cinq cent mille pour une population de soixante millions d'âmes. Le nombre des fonctionnaires a donc été multiplié par 6,25 pendant que celui des habitants ne l'était que par 1,49 ! Encore ne s'agit-il que des fonctionnaires à proprement parler. Si l'on prend en compte l'ensemble des agents à statut public, leur effectif atteint six millions deux cent mille personnes, soit près de 27 p. cent de la population active quand ce pourcentage n'est que de 13 p. cent en Allemagne et de 6 p. cent au Japon. De tels chiffres montrent combien la productivité de l'administration s'est dégradée au fil des années.
Le MNR estime donc nécessaire de mettre un terme à cette dérive et de réduire le nombre des fonctionnaires de l'ordre de 20 p. cent en moins de dix ans. Pour obtenir ce résultat, il est cependant hors de question de procéder à des licenciements forcés et dérogatoires aux statuts. La méthode que nous voulons suivre relève d'une autre logique. Elle implique d'abord de ne plus renouveler tous les postes libérés par les mises à la retraite et de ne recruter qu'un fonctionnaire nouveau pour deux départs. Elle nécessite parallèlement la mise en place d'un système de dégagement volontaire des personnels par le biais de l'attribution d'un pécule substantiel à ceux qui accepteraient de quitter l'administration. Des mesures similaires ont déjà été adoptées en Allemagne. Le Royaume-Uni, quant à lui, a fait passer grâce à des méthodes de ce type le nombre de ses fonctionnaires de sept cent trente-cinq mille en 1979 à cinq cent seize mille en 1994.
 
Les fonctionnaires mieux considérés
 
Cette réduction des effectifs de la fonction publique, allant de pair avec une réorganisation de la structure de l'administration, s'accompagnera d'un redéploiement interne des personnels et des moyens administratifs. Car, s'il existe des effectifs pléthoriques dans certains services, ils sont insuffisants dans d'autres. C'est ainsi que les effectifs du ministère de la justice et ceux de la police devront être augmentés significativement.
Le plan de modernisation de l'État préconisé par le Mouvement national républicain ne vise pas en effet à réduire l'importance du rôle de ce dernier, mais au contraire à lui rendre son autorité et son prestige en le recentrant sur ses fonctions souveraines. Dans cet esprit, les fonctionnaires verront leurs positions renforcées. Car la logique de l'allégement des structures publiques est aussi celle du retour à leur efficacité et donc de la réhabilitation de la fonction publique. L'État est nécessaire à la nation et les fonctionnaires, qui en sont les serviteurs, exercent à ce titre une mission essentielle à nos yeux. Nous voulons donc que les agents publics cessent d'être eux aussi victimes, comme aujourd'hui, d'une bureaucratie qui se dévore elle-même et retrouvent la dimension véritable et originelle de leur fonction. Tel est le sens de la réforme que nous voulons conduire.
Aussi la diminution des effectifs s'accompagnera-t-elle d'une revalorisation du statut des agents publics qui regagneront le prestige et les avantages correspondant à l'importance de leur tâche. Dans cet esprit, leur niveau de vie et leurs conditions de travail seront améliorés, en particulier pour ceux des agents appartenant aux corps qui assurent les missions souveraines de l'État. C'est ainsi qu'une fraction des économies résultant de la diminution des effectifs pourra être affectée à l'augmentation du traitement des agents publics. Mieux vaut selon nous des fonctionnaires moins nombreux, mieux rémunérés et mieux considérés qu'une fonction publique pléthorique, bafouée et prolétarisée.
 
Redéfinir le service public
 
Encore faut-il qu'au-delà de l'État et des collectivités territoriales, les entreprises publiques connaissent elles aussi les effets bénéfiques d'un plan de modernisation. Pour autant, le MNR estime que cette indispensable réforme ne passe pas nécessairement par de nouvelles privatisations. Les principales sociétés qui assurent les services indispensables au fonctionnement du pays doivent demeurer sous le contrôle de l'État. Ainsi en est-il des transports publics, des communications, de la fourniture d'énergie ou de la fabrication des armements. Des efforts considérables doivent cependant être engagés dans ces entreprises pour en améliorer la productivité. Certes, les entreprises publiques supportent souvent des charges d'investissement très lourdes, mais cet impératif ne doit pas les dispenser des efforts de rentabilité auxquels s'astreignent les sociétés privées.
Aussi le MNR souhaite-t-il recourir au levier de la concurrence pour inciter les services publics à la bonne gestion. À condition toutefois qu'une telle compétition soit régulée et justement dosée pour permettre à la puissance publique de conserver la maîtrise des opérations. Le principe de cette concurrence contrôlée consiste à imposer deux contraintes aux sociétés concurrentes : nous voulons qu'elles soient françaises ou européennes et qu'elles satisfassent à un cahier des charges précis défini par l'État.
Le respect de ces règles permettra à la concurrence de produire tous ses effets bénéfiques sans mettre en cause ni l'indépendance nationale, ni les impératifs de service public, ni la situation sociale des salariés comme c'est actuellement le cas avec les dérégulations sauvages menées sous la pression de la Commission de Bruxelles. Le recours à cette méthode pourra ainsi améliorer par exemple le fonctionnement de l'ANPE et elle pourra être appliquée de façon plus poussée dans le domaine de l'Éducation nationale.
Afin de renforcer encore la qualité et l'efficacité des services publics, le MNR est partisan de créer des chartes d'usagers des administrations portant, secteur par secteur, sur des normes objectives de qualité de service. Lorsque celles-ci seront respectées, elles pourront servir de base pour récompenser les fonctionnaires et, dans le cas contraire, ce seront les usagers qui bénéficieront d'une indemnisation.
Ainsi la modernisation de l'État et des services publics pourra-t-elle conduire non seulement à une réduction massive des dépenses publiques, mais aussi à une amélioration des services rendus aux Français.
 
Réduire la réglementation
 
Encore faut-il que l'État cesse par ailleurs de parasiter le monde économique et l'ensemble de la société civile par le truchement d'une réglementation tatillonne et paralysante. La bureaucratie française et désormais bruxelloise étouffe en effet notre pays dans un carcan de règlements, de directives, de lois, de décrets, d'arrêtés et de circulaires qui constituent, selon l'expression d'un rapport du Conseil d'État, une véritable logorrhée législative et réglementaire. Chaque année, le gouvernement français suscite la mise en application de mille deux cents à mille cinq cents textes normatifs, soit une cinquantaine par jour! Sans compter ceux concoctés à Bruxelles dont le nombre s'élève à plus de quatre mille par an et dont beaucoup sont maintenant directement applicables dans l'ordre juridique interne de notre pays.
Certes, les activités économiques et privées ne peuvent s'effectuer en dehors de tout cadre juridique et en l'absence de toute contrainte réglementaire. Mais la situation actuelle dépasse largement les besoins d'une réglementation légitime. Aussi le MNR veut-il maîtriser, voire réduire, cette boulimie législative et réglementaire. Pour ce faire, nous pourrons d'abord nous appuyer sur les effets bénéfiques de la simplification fiscale préconisée par ailleurs par le MNR, car celle-ci conduira naturellement à tarir l'une des principales sources de la complexité bureaucratique que constitue actuellement le système fiscal français.
 
Quantifier les textes
 
Nous proposons ensuite de remettre en forme l'édifice législatif et réglementaire de notre pays pour le codifier et le remodeler en une construction claire et cohérente. Le MNR propose de faire abroger toutes les dispositions obsolètes, inapplicables ou inappliquées qui encombrent la législation en vigueur et de limiter rigoureusement la quantité globale des textes figurant dans les différents codes. Nous voulons pour ce faire que l'État s'interdise de produire de nouveaux textes législatifs ou réglementaires sans avoir au préalable abrogé des normes antérieures ou en avoir raccourci la rédaction. Ainsi la masse des textes en vigueur pourra-t-elle rester constante en nombre de signes, de lignes et de pages. Cette contrainte, pour scolaire qu'elle puisse paraître, constitue cependant un moyen très efficace pour maîtriser enfin la boulimie normative. Le Conseil d'État sera chargé de tenir à jour les codes et de veiller à l'application de la règle de non prolifération.
 
Décentraliser
 
Ainsi doté de meilleures méthodes de gestion, allégé de ses entités parasites ou inutiles, ayant réduit le nombre de ses agents et le montant de ses coûts de fonctionnement, diminué ses dépenses et limité la réglementation qu'il sécrète, l'État amaigri et musclé pourra mieux remplir son rôle. Encore faut-il qu'il applique pleinement le principe de subsidiarité et qu'il se désengage de toutes les responsabilités que les collectivités locales peuvent légitimement assumer. Encore faut-il aussi que celles-ci disposent d'une réelle souveraineté locale et ne se transforment pas en autant de bureaucraties provinciales.
Or, aujourd'hui, tel n'est pas le cas, car le système territorial français est devenu lui aussi d'une complexité paralysante avec six niveaux d'administration : l'Europe, l'État, les régions, les départements, les communes et les innombrables structures de coopération intercommunale comme les syndicats, les communautés de communes, les communautés d'agglomérations ou les communautés urbaines.
Pis, à cet écheveau de structures s'ajoute une grande confusion dans la répartition des compétences et donc des financements. Résultat : n'importe quel projet devra, pour voir le jour, recevoir des crédits de la commune, de l'État, du département, voire de la région et de l'Europe, et donc obtenir l'aval de toutes ces instances. Ainsi les routes nationales d'Ile-de-France sont-elles financées à 70 p. cent par la région et les trottoirs de certains villages du Périgord subventionnés par l'Europe! Il en résulte une paralysie des décisions et un recul de la démocratie, car le citoyen ne peut plus identifier celui qui est responsable.
Aussi le MNR considère-t-il comme essentiel d'engager une réforme territoriale pour faire reculer les bureaucraties locales et achever la décentralisation. Cette réforme doit viser selon nous à réduire le nombre des collectivités, et à les doter de domaines de compétence exclusifs.
Cette refonte de l'organisation territoriale de notre pays permettra en outre de conforter le sentiment identitaire des Français en reconstituant de vraies communautés enracinées dans les réalités historiques, géographiques et humaines de la France. Aussi voulons-nous conserver les communes, créer des villes ou des pays ainsi que des provinces.
 
Des communes, des pays et des villes
 
Trop petites pour peser politiquement, les communes rurales ne sont plus à même de gérer les services qui leur incombent et de défendre leurs intérêts face au monde urbain. Les agglomérations de leur côté, morcelées entre plusieurs communes, parviennent mal à assurer leur cohésion et n'échappent pas à une ségrégation malsaine entre centre et banlieues.
Certes, partout ont été mises en place des structures de coopération intercommunale mais, dotées de statuts divers, elles se chevauchent et restent dépourvues de toute identité claire aux yeux des habitants. Personne dès lors ne se reconnaît plus pleinement dans une communauté disposant d'une personnalité propre ainsi que des compétences et des moyens pour traiter les problèmes.
Les communes qui, pour la plupart d'entre elles, correspondent aux anciennes paroisses et voient leur existence remonter loin dans le temps doivent naturellement être maintenues et renforcées. Mais nous proposons que leurs compétences soient dorénavant limitées aux seules tâches de proximité qu'elles ont la possibilité d'exercer seules. Pour ce qui est des autres compétences actuellement bien souvent assumées par les communautés de communes et les syndicats intercommunaux, nous voulons qu'elles soient confiées à une nouvelle collectivité locale de plein exercice se substituant à ces structures purement administratives qui ont vocation à disparaître.
Dans les campagnes, le MNR entend ainsi regrouper les communes rurales en pays qui se substitueront aux communanutés de communes et autres structures existantes. Un pays étant une réalité charnelle dotée d'une cohérence à la fois géographique, économique et historique que connaissent bien les gens du cru. Une telle restructuration des campagnes permettra aux habitants des villages de se retrouver dans des collectivités enracinées bénéficiant d'une puissance politique et administrative capable de mieux défendre leurs intérêts et de leur rendre de meilleurs services.
De même, dans les zones urbaines, nous préconisons, là aussi, de réunir les communes d'une même agglomération au sein de "villes" en remplacement des actuelles communautés d'agglomérations ou communautés urbaine, safin de supprimer la ségrégation entre centre et banlieues et de réintégrer celles-ci dans une communauté unique plus représentative de la réalité. Les habitants des quartiers périphériques pourront ainsi retrouver une identité plus forte, un statut et des services plus avantageux.
 
Les provinces de France
 
À l'échelon supérieur, une restructuration d'envergure s'impose également dans la mesure où la superposition des départements et des régions crée une concurrence de niveau de compétence et d'identité qui tend, là encore, à priver les Français des cadres d'enracinement territoriaux qui leur sont nécessaires. Il en résulte un grand désordre car les départements, considérés comme trop petits pour régler les problèmes d'aujourd'hui, ne peuvent pas être remplacés par les régions. Celles-ci, bien souvent conçues comme des constructions artificielles à l'identité floue, n'ont pas réussi en effet à jouer un rôle clair. Généralement mises en avant par les mondialistes dans le concept d'Europe des régions pour prendre l'État en tenaille, il semble qu'elles servent surtout à affaiblir la nation sans pour autant constituer une réelle communauté d'enracinement.
Nous proposons donc de supprimer les 96 départements et les 22 régions de métropole au profit d'une quarantaine de provinces. Celles-ci, constituées par regroupement de départements ou par division de régions, se calqueront le plus possible sur les réalités ancestrales de nos identités historiques. En ce sens, elles auront une taille et une personnalité qui pourront différer beaucoup de l'une à l'autre. La Normandie sera réunifiée, la Bretagne comme la Provence reconstituée, la Savoie retrouvera sa spécificité, comme l'Anjou, la Touraine ou le pays de Nice. Quant à l'Alsace, elle restera elle-même. Les compétences de ces provinces seront étendues puisqu'elles cumuleront celles des départements qui n'auront pas été dévolues aux villes et aux pays, celles des actuelles régions et certaines de celles de l'État qui seront ainsi décentralisées.
Ces provinces offriront un cadre administratif aux aspirations légitimes de tous ceux qui souhaitent voir s'épanouir, en plus de notre identité nationale, celles très riches et très diverses de nos régions historiques. Leur existence coupera court aux tentatives funestes de ceux qui comptaient s'appuyer sur de très grandes régions pour court-circuiter la nation dans l'Europe.
Ainsi, avec une telle réforme, l'organisation territoriale de notre pays pourra-t-elle se fonder, en dehors des communes pour les actions de proximité, sur ces collectivités de fort enracinement que constituent les pays et les villes ainsi que les provinces.
 
Pour des décisions responsables
 
Il en résultera une plus grande démocratie puisque ne subsisteront plus que des collectivités de plein exercice ayant à leur tête des conseils élus au suffrage universel direct et donc souverains dans leur domaine de responsabilité. À cet égard, nous doterons chaque collectivité territoriale d'un secteur de compétence qui lui sera exclusivement affecté, sur lequel elle aura pleine autorité et à laquelle seront alloués les moyens budgétaires ainsi que les pouvoirs administratif et politique nécessaires.
Chaque instance locale ayant alors l'entière maîtrise de son domaine, les décisions pourront être prises directement par les fonctionnaires et les politiques responsables. La collégialité et la dilution des responsabilités s'en trouveront réduites au minimum et cette cause majeure de lourdeur, voire de paralysie administrative, que représentent les responsabilités et les financements croisés, sera ainsi purement et simplement supprimée.
 
Pour l'indépendance de l'administration
 
Ainsi délestées, réenracinées et responsabilisées, l'ensemble des structures publiques permettront à l'État de jouer son rôle. Un rôle limité mais essentiel qu'il devra assumer en retrouvant son autorité et son prestige.
Nous voulons à cet égard que ceux qui l'incarnent dans la hiérarchie de l'administration retrouvent pleinement le sens de l'État et l'esprit de service public qui les caractérise. Les hauts fonctionnaires seront donc tenus à une indépendance totale vis-à-vis tant des syndicats, des sociétés de pensée que des entreprises ou des partis politiques. L'État devra par ailleurs se libérer des castes qui peuvent se créer en son sein.
Enfin, nous souhaitons qu'en contrepartie de ces servitudes indispensables, les corps de fonctionnaires retrouvent le prestige et l'autorité qui sont dus à l'État qu'ils représentent. Des mesures seront donc prises pour que ceux-ci soient de nouveau clairement identifiés par la population et bénéficient de la considération légitime qui leur est nécessaire dans l'exercice de leur fonction.
 
L'État, colonne vertébrale de la nation
 
L'État ainsi allégé et renforcé pourra dès lors recouvrer sa force et son prestige. Il ne devra plus tolérer que la France soit bafouée, les Français menacés, les lois piétinées et que les lobbies s'imposent à lui. Il pourra de nouveau s'identifier à notre peuple et à notre nation, et constituer ce cadre nécessaire à l'équilibre de notre société. La puissance publique pourra ainsi accomplir ses missions essentielles au service de la souveraineté de la France mais aussi de la protection des Français.

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